Ensemble, unis, au service

« Chers amis, continuons à marcher ensemble, unis dans la sainte Mère l’Église, pour la gloire de Dieu et au service de son Royaume d’amour, de justice et de paix. »

Voici les mots de remerciements du pape Léon XIV à l’issue de sa visite en France. Je vous propose de les faire nôtre en ce début d’année pastorale mais aussi dans ce beau travail d’unification paroissiale qui n’en est encore qu’à son commencement.

Après un an, comme curé de notre paroisse « Notre Dame de la Côte Fleurie », je peux témoigner que j’ai vu beaucoup de belles choses, et de belles personnes qui se donnent avec beaucoup de générosité. J’ai aussi pu ressentir des blessures, parfois profondes et anciennes, des rivalités, des jalousies qu’il nous faudra dépasser ensemble.

« Vous qui êtes les enfants de cette terre déchirée dans le passé par des conflits fratricides, vous savez bien qu’il n’est pas vrai que celui qui se venge est plus fort que celui qui pardonne. Il n’est pas vrai que celui qui ne cède pas est plus fort que celui qui cherche la réconciliation. Il n’est pas vrai que celui qui part en claquant la porte est plus fort que celui qui affronte l’effort de marcher ensemble. » (Homélie du pape Léon à Metz).

J’ai un grand désir que notre paroisse soit un lieu de paix, de communion et de mission.

Pour cela nous devrons « continuer à marcher ensemble, unis dans la sainte Mère l’Église, pour la gloire de Dieu et au service de son Royaume d’amour, de justice et de paix. »

 Il nous faut marcher ensemble.

Il est bien difficile de marcher ensemble : les rythmes et les point de vue sont parfois différents, il faut se mettre d’accord sur le but, sur le parcours, mais aussi accepter que ce soit un autre que moi qui guide. Il faut accepter de cheminer avec ceux que l’on ne connait pas, que l’on n’a pas choisi, certainement avec d’autres que j’ai soigneusement évité jusque-là ou encore avec ceux qui m’ont blessé ou que j’ai moi-même blessé. C’est difficile mais tellement beau !

Unis dans la sainte Mère l’Église.

Elle est notre Mère, une sainte, catholique et apostolique. Elle est le corps du Christ : « M’est avis que Jésus Christ et l’Église, c’est tout un » (Ste Jeanne d’Arc). Aimer l’Église, c’est donc aimer le Christ ! Être unis dans l’Église, c’est donc se laisser unir par le Christ et par Celui qui anime l’Église : le Saint-Esprit ! Jamais on ne peut dire : « le Christ : Oui et l’Église : Non ! » Rejeter l’Église c’est rejeter le Christ. Cette Église, elle est sainte et pourtant composée de pécheurs, de vous et moi. C’est nous qu’il faut chercher à convertir et non l’Église qu’il faut chercher à changer ! Elle est si belle cette Mère, à la fois si ancienne et toujours si jeune, de cette jeunesse donnée par le Christ. Le défi de l’unité est ancien parce qu’il est essentiel ! « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » Jn 17,21 Quand nous sommes unis nous témoignons de la présence du Christ parmi nous. La communion fraternelle n’est pas une option que le chrétien pourrait choisir, comme on choisit : avec ou sans clim. La communion fraternelle est essentielle à toute vie chrétienne ! Elle est liée, en fait, à cette question que nous pose le pape : « Avons-nous vraiment rencontré le Christ personnellement ? » (pape Léon messe du samedi) Si nous avons rencontré le Christ, si nous nous laissons rencontrer par Lui, alors c’est toute notre vie qui change et qui se transforme. Nous sommes des hommes et des femmes de Dieu.

« Chers amis, pour éclairer notre époque et transformer le présent à la lumière de l’Esprit, rappelons-nous avant tout que, comme Timothée, nous sommes des hommes et des femmes de Dieu. Cette expression – de Dieu –, choisie par saint Paul, signifie un lien, et non une possession. Celui qui vit avec Dieu est libre : libre de tout ce qui obscurcit la vie et la rend vide et dénuée de sens. Jeunes de France, vous portez dans votre cœur un immense désir de liberté, un mot qui résonne avec force dans votre culture. Mais quelle est donc la source de la vraie liberté ? Jésus nous l’indique clairement lorsqu’Il dit que c’est la vérité qui nous rendra libres (cf. Jn 8, 32) ; et que la Vérité, c’est Lui-même (cf. Jn 14, 6) ! Voilà donc la source de la vraie liberté : la relation vivante avec Jésus. La compagnie du Seigneur donne, en effet, sagesse à nos projets et beauté aux désirs que nous portons dans le cœur. Dieu traverse notre âme comme une lumière en nous invitant à un renouveau permanent, à une conversion qui donne tout son sens à l’existence, parce qu’elle fait de nous les acteurs d’une histoire qui passe de la confusion à la recherche de la vérité ; de l’indifférence à l’engagement pour la justice. » (Pape Léon à la veillée avec les jeunes)

Pour la gloire de Dieu et au service de son Royaume d’amour, de justice et de paix.

« Pour la gloire de Dieu et le Salut du monde », disions-nous dans l’ancienne traduction du missel. C’est bien de cela dont il s’agit ici. Alors que le monde prône le bien-être et la réussite personnelle, le chrétien, lui recherche la gloire de Dieu ! « Soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps. » Phi 1,20. « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme c’est la vision de Dieu » St Irénée de Lyon. C’est un cercle vertueux ! Quand je cherche la gloire de Dieu je deviens vraiment vivant… alors je glorifie Dieu… Glorifier Dieu c’est l’annoncer, c’est partir en mission ! Dieu nous envoie en mission ! « Mon enfant va travailler aujourd’hui à la vigne » Mt 21,28. Le pape Léon nous y invite aussi :

« Vous voyant ici rassemblés, frères et sœurs, héritiers d’une longue et belle histoire sainte en France, je vous dis : abreuvez-vous, à votre tour, à cette source qu’est le Cœur de Jésus transpercé. Oui, vous avez soif de Dieu, de vie, de vérité, d’unité, de paix, de communion, de bonheur. Vous aspirez à redécouvrir un horizon lumineux, à bâtir une nation renouvelée à partir de ses racines irriguées par la foi. Ne gardez pas cette foi en Jésus-Christ pour vous-mêmes, mais laissez-la déborder pour abreuver et combler les personnes que vous rencontrez. Il vous revient d’apporter l’espérance là où règnent le découragement et la sécheresse spirituelle. » (Pape Léon, messe du samedi à Paris)

Quelle belle mission que celle du chrétien, merci mon Dieu pour ton Église et pour sa mission, qui est notre mission

 

Le conseil pastoral paroissial

 Avec cette nouvelle année qui débute, j’aurai besoin d’être entouré d’un conseil pastoral. Ce conseil est canonique, c’est-à-dire qu’il est demandé par l’Église par le droit canon. Nous n’en avons pas encore. Je souhaite que ce conseil soit un conseil missionnaire, composé de chrétiens prêts à se mouiller pour la mission, ayant un vrai souci de la mission de l’Église. Ces chrétiens devront être des artisans d’unité et de communion, au-dessus des querelles de clochers, prêts à se mettre au service de la paroisse dans son ensemble.

Voilà ce qu’en disent les statuts diocésains : « Le Conseil paroissial prend soin de l’ensemble de la Paroisse. Il définit une vision et des projets missionnaires paroissiaux. Il veille à leur réalisation, en suscitant l’appel de personnes de bonne volonté. Il travaille à la pastorale sacramentelle et à la réponse à donner aux demandes de sacrements sur la Paroisse, afin de permettre une rencontre personnelle de chacun avec le Christ »

 Je vous invite à m’aider à le constituer en me proposant des noms de personnes, en accompagnant ces noms de quelques mots explicitant votre proposition. Je pourrai ensuite appeler ceux qui me semblent idoines pour cette mission.

Vous pouvez me les adresser :

Je vous remercie pour votre aide, et vous souhaite une belle année pastorale

Don Didier-Marie,
le 1 octobre 2026, en la fête de Sainte Thérèse

Don Didier-Marie,
le 1 octobre 2026, en la fête de Sainte Thérèse