Confréries de charité
Une Confrérie de Charité est une association de paroissiens catholiques qui assurent les inhumations, accompagnent et soutiennent les familles en deuil et participent aux offices religieux en assistant le célébrant.
Honfleur
Pont-L’Evêque
Clarbec
André DOSSIN
02 31 64 83 56
![]()
Glanville
Jean-Marie LEVANNIER
02 31 64 65 12
![]()
Reux
Roger LABBE
06 29 62 31 57
![]()
Rejoignez-nous
Une Confrérie de Charité est une association de paroissiens catholiques qui assurent les inhumations, accompagnent et soutiennent les familles en deuil et participent aux offices religieux en assistant le célébrant.
Chaque confrérie est attachée à une ancienne paroisse (aujourd’hui plus généralement un village), placée sous le patronage d’un saint et se distingue par sa bannière.
Les confréries à travers les siècles
Une confrérie de charité est une association de paroissiens catholiques qui assurent bénévolement les inhumations, accompagnent et soutiennent les familles en deuil et participent aux offices religieux en assistant le célébrant.
Chaque confrérie, attachée à une ancienne paroisse (aujourd’hui plus généralement un village) et placée sous le patronage d’un saint, se distingue par sa bannière particulière. Elle dispose habituellement d’un règlement intérieur.
Cette institution remonte en France au début du IIe millénaire. Son origine est liée aux confréries laïques qui emportaient et enterraient les morts pendant les grandes épidémies du Moyen Âge. Selon Orderic Vital, la charité d’Orbec aurait été créée en 1006. Celle de Broglie se réclame de 1017, celle de Menneval de 1080, celle d’Ailly de 1144 et celle de Giverville de 1247.
Au XVIIe siècle, Jean Eudes fonde les confréries du Saint-Sacrement à Paris, puis se rend en Normandie pour continuer sa mission. Ce mouvement relance la fondation de confréries de charité de la Province, qui s’adjoignent le culte du Saint Sacrement. Les bannières quittent alors leurs couleurs vertes ou violettes pour devenir rouges.
Les confréries de charité ont passé les siècles au travers des vicissitudes de l’histoire, ayant même été interdites pendant les périodes où sévissait l’anticléricalisme – et particulièrement à la suite de la Révolution Française, par décret du 18 août 1792.
Rétablies officiellement le 23 fructidor an IX (10 septembre 1801), les confréries connaissent un nouveau développement à partir de 1804, année de proclamation du Premier Empire. C’est la période du grand « rééquipement » des chaperons et l’apparition des chaperons noirs. Si peu de confréries urbaines se reconstituent après le concordat, celles de la campagne reprennent vigueur. On en compte dans l’Eure 550 pour 700 communes.
Les confréries ont été nombreuses à renaître pendant la seconde moitié du XIXe siècle, mais ont connu une période de déclin et de vieillissement de leurs membres au cours du XXe siècle. Certaines renaissent après une longue mise en sommeil telle celle de Verneuil-sur-Avre, disparue en 1881 et relancée en 2013. C’est en Normandie, où les membres des confréries portent le nom de charitons que l’institution a le mieux subsisté, notamment grâce à leur regroupement, concrétisé en 1947 par un premier congrès des charités normandes à Giverville.
Composition
L’échevin ou maître
Il organise la vie de la confrérie et inspecte la tenue et la conduite des charitons.
Le maître est régulièrement renouvelé, par rotation entre les frères.
Les Charitons par Émile-Louis Minet
Le prévôt
Adjoint de l’échevin, assure la tenue de la trésorerie, dont la perception des amendes en cas d’absence des charitons aux cérémonies (pratique tombée en désuétude). Les ressources essentielles sont apportées par les dons et quêtes organisées lors des funérailles, ainsi que par une seconde quête lors des messes dominicales et festives (la première quête étant toujours au profit de la paroisse).
Le tintenellier
Se nomme parfois clocheteux ou campanellier. Il se place en tête de chaque procession ou convoi. Il porte le tabar (ou dalmatique), décoré des mêmes motifs que les chaperons des autres charitons. Il agite deux grosses clochettes, ou tintenelles, sur un rythme monotone ou sautillant selon qu’il précède un convoi mortuaire ou une procession.
Les frères et soeurs
Les frères « sont des chrétiens, catholiques et de bonne réputation » ; ils doivent être acceptés dans la confrérie à l’unanimité des frères. Leur engagement est reçu par le maître en présence du prêtre desservant, au cours d’une messe pendant laquelle lui est remis le chaperon. Le nombre des membres reste toujours assez limité, moins d’une quinzaine de façon très générale.
