Baptême
L’initiation chrétienne s’accomplit par l’ensemble de trois sacrements : le Baptême qui est le début de la vie nouvelle ; la Confirmation qui en est l’affermissement ; et l’Eucharistie qui nourrit le disciple avec le Corps et le Sang du Christ en vue de sa transformation en Lui.
Le mot « baptême » vient d’un verbe grec qui signifie « plonger, immerger ».
Être baptisé, c’est être plongé dans la mort et la résurrection du Christ, c’est un rite de passage. Configurés au Christ, nous devenons fils d’un même Père et frères de Jésus-Christ, par l’Esprit Saint.
Le baptême est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne : marqué du signe de la croix, plongé dans l’eau, marqué du saint chrême, le nouveau baptisé renaît à une vie nouvelle. Devenu chrétien, le nouveau baptisé peut vivre selon l’Esprit de Dieu.
La célébration du baptême a son point culminant dans le bain d’eau accompagné de cette parole : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ».
recevoir le Baptême
Le Christ a proposé le baptême à tous pour que tous aient la Vie en Dieu. Il l’a confié à son Eglise, en même temps que l’Evangile, lorsqu’il a dit à ses apôtres : « Allez de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Jean 3, 5)
1 rencontre en groupe avec d’autres parents
qui présentent leur enfant au baptême. Elle a lieu en lien avec la messe du dimanche.Les dates proposées en 2026 : • Dimanche 22 mars 9h30 à 12h15 – Presbytère de Pont l’Évêque • Dimanche 19 avril 9h à 11h45 – Salle Paroissiale St Leonard à Honfleur • Samedi 16 mai 17h à 19h30 – Salle Paroissiale de Touques • Dimanche 14 juin 9h à 11h45 – Salle Paroissiale St Leonard à Honfleur • Dimanche 12 juillet 9h30 à 12h15 – Presbytère de Pont l’Évêque • Dimanche 9 août 9h à 11h45 – Salle Paroissiale St Leonard à Honfleur • Samedi 5 septembre 17h à 19h30 – Salle Paroissiale de Touques
1 rencontre avec le prêtre
qui célèbrera le baptême de votre enfant.
Ces rencontres sont obligatoires et témoignent de l’implication des parents et de leur désir de faire baptiser leur enfant.La préparation au baptême pour les enfants en âge de scolarité
se fait lors des séances de catéchisme.
Le catéchisme peut avoir lieu soit dans l’enseignement catholique, soit directement en lien avec la paroisse.
La préparation au baptême pour les collégiens et lycéens
se fait en lien avec l’aumônerie paroissiale.
Il est aussi possible de se préparer au baptême dans les collèges et lycées d’enseignement catholique.
Dans les 2 cas, cette préparation au baptême dure 2 ans, le temps que l’enfant ou l’adolescent prenne conscience de ce qu’est la foi catholique et ce à quoi l’engage le baptême catholique.
La préparation au baptême pour les adultes, que l’on appelle catéchuménat, est un cheminement pour découvrir le Christ, L’Église et la foi catholique de manière générale.
La préparation se déroule à la fois par des réunions de groupe mais aussi par un suivi personnel assuré par un chrétien de la communauté paroissiale.
Ce cheminement dure environ 2 ans et permet au catéchumène non seulement de découvrir la foi, mais aussi de faire l’expérience de ce qu’est l’Église à travers la communauté paroissiale qu’il est invité à rejoindre et à intégrer peu à peu.
Deux ans de marche vers le Baptême.
Pour devenir chrétien, le catéchumène (jeune ou adulte), durant un parcours ponctué d’étapes, aidé de ses accompagnateurs et entouré par la communauté paroissiale, vit une démarche qui le prépare à recevoir les trois sacrements au cours de la veillée pascale.
Première étape : l’Entrée en catéchuménat
Au terme de la période de pré-évangélisation, le « sympathisant » (ou pré-catéchumène) entre dans la communauté chrétienne où il reçoit le nom de catéchumène. Au cours de la célébration, il exprime publiquement son désir de poursuivre sa découverte du Christ ; il est marqué du signe de la croix et reçoit le livre des Évangiles. le chrétien se reconnaît au signe de la croix, et durant toute sa vie il se nourrit de l’Évangile. Parfois il change de prénom pour adopter un prénom chrétien et se choisir ainsi un saint patron dans l’immense famille des chrétiens. Dès l’entrée en catéchuménat, le candidat au Baptême devient membre de l’Église. Même sans être encore baptisé, il aurait droit, par exemple, à un mariage à l’Église ou à des funérailles religieuses.
Deuxième étape : l’Appel décisif et inscription du nom
C’est l’Évêque, au début du temps de Carême, qui appelle solennellement tous les catéchumènes de son diocèse qui y sont prêts, à recevoir le Baptême au cours de la prochaine vigile pascale. Chacun est présenté par sa communauté, chacun est appelé par son nom et vient à la rencontre de l’Évêque, et chacun signe de sa main les registres de l’Église.
À partir de l’appel décisif, tous les dimanches de carême, au cours de la messe, des célébrations vont marquer l’ultime cheminement des catéchumènes vers leur Baptême : le “Je crois en Dieu” et le “Notre Père” leur seront transmis par la communauté rassemblée, et les célébrations des “scrutins” vont leur donner la force de toujours lutter contre le mal.
Troisième étape : les sacrements de l’Initiation chrétienne
Habituellement à la Vigile Pascale, les catéchumènes reçoivent les trois sacrements de l’initiation : baptême, confirmation et eucharistie. En les recevant, le nouveau baptisé devient un chrétien à part entière dans l’Église.
Auparavant ils renonceront au mal, ils proclameront leur foi en Dieu Père, Fils et Saint Esprit, et tous les chrétiens renouvelleront leur profession de foi.
Parrain & Marraine
Le choix du parrain et de la marraine ne doit pas être fait selon les convenances et les intérêts, mais en tenant compte de leur foi et de leur vie chrétienne.
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- Ils doivent donc être au moins baptisés (et aussi normalement avoir reçus les Sacrements de l’Eucharistie et de la Confirmation)
- Ils doivent donc être âgés d’au moins 16 ans.
- Ils doivent donc avoir suivi une préparation, avec vous ou dans la paroisse de leur domicile s’ils sont de l’extérieur.
Nous vous rappelons que les parrains et marraines ont la responsabilité d’aider les parents dans l’Education de la Foi.
Merci de fournir pour chacun un certificat de baptême.
Dans tous les cas, il n’est pas obligatoire d’avoir un parrain et une marraine, l’un ou l’autre suffit.
Dans tous les cas, il n’y a qu’une seule marraine et/ou qu’un seul parrain.
en bref
» Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28, 19-20).
♦ Le Baptême constitue la naissance à la vie nouvelle dans le Christ. Selon la volonté du Seigneur il est nécessaire pour le salut, comme l’Église elle-même, à laquelle introduit le Baptême.
♦ Le rite essentiel du Baptême consiste à plonger dans l’eau le candidat ou à verser de l’eau sur sa tête, en prononçant l’invocation de la Très Sainte Trinité, c’est à dire du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
♦ Le fruit du Baptême ou grâce baptismale est une réalité riche qui comporte : la rémission du péché originel et de tous les péchés personnels ; la naissance à la vie nouvelle par laquelle l’homme devient fils adoptif du Père, membre du Christ, temple du Saint-Esprit Par le fait même, le baptisé est incorporé à l’Église, Corps du Christ, et rendu participant du sacerdoce du Christ.
♦ Le Baptême imprime dans l’âme un signe spirituel indélébile, le caractère, qui consacre le baptisé au culte de la religion chrétienne. En raison du caractère le Baptême ne peut pas être réitéré (cf. DS 1609 et 1624).
♦ Ceux qui subissent la mort à cause de la foi, les catéchumènes et tous les hommes qui, sous l’impulsion de la grâce, sans connaître l’Église, cherchent sincèrement Dieu et s’efforcent d’accomplir sa volonté, peuvent être sauvés même s’ils n’ont pas reçu le Baptême (cf. LG 16).
♦ Depuis les temps les plus anciens, le Baptême est administré aux enfants, car il est une grâce et un don de Dieu qui ne supposent pas des mérites humains ; les enfants sont baptisés dans la foi de l’Église. L’entrée dans la vie chrétienne donne accès à la vraie liberté.
♦ Quant aux enfants morts sans Baptême, la liturgie de l’Église nous invite à avoir confiance en la miséricorde divine, et à prier pour leur salut.
♦ En cas de nécessité, toute personne peut baptiser, pourvu qu’elle ait l’intention de faire ce que fait l’Église, et qu’elle verse de l’eau sur la tête du candidat en disant : » Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit « .
Sources : Catéchisme de l’Église Catholique
Comment s'appelle ce sacrement ?
On l’appelle Baptême selon le rite central par lequel il est réalisé : baptiser (en grec baptizein) signifie » plonger « , » immerger » ; la » plongée » dans l’eau symbolise l’ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d’où il sort par la résurrection avec lui (cf. Rm 6, 3-4 ; Col 2, 12), comme » nouvelle créature » (2 Co 5, 17 ; Ga 6, 15).
Ce sacrement est aussi appelé » le bain de la régénération et de la rénovation en l’Esprit Saint » (Tt 3, 5), car il signifie et réalise cette naissance de l’eau et de l’Esprit sans laquelle » nul ne peut entrer au Royaume de Dieu » (Jn 3, 5).
» Ce bain est appelé illumination, parce que ceux qui reçoivent cet enseignement [catéchétique] ont l’esprit illuminé … » (S. Justin, apol. 1, 61, 12). Ayant reçu dans le Baptême le Verbe, » la lumière véritable qui illumine tout homme » (Jn 1, 9), le baptisé, » après avoir été illuminé » (He 10, 32) est devenu » fils de lumière » (1 Th 5, 5), et » lumière » lui-même (Ep 5, 8) :
Le Baptême est le plus beau et le plus magnifique des dons de Dieu… Nous l’appelons don, grâce, onction, illumination, vêtement d’incorruptibilité, bain de régénération, sceau, et tout ce qu’il y a de plus précieux. Don, parce qu’il est conféré à ceux qui n’apportent rien ; grâce, parce qu’il est donné même à des coupables ; Baptême, parce que le péché est enseveli dans l’eau ; onction, parce qu’il est sacré et royal (tels sont ceux qui sont oints) ; illumination, parce qu’il est lumière éclatante ; vêtement, parce qu’il voile notre honte ; bain, parce qu’il lave ; sceau, parce qu’il nous garde et qu’il est le signe de la seigneurie de Dieu (S. Grégoire de Naz., or. 40, 3-4 : PG 36, 361C).
Qui peut recevoir le Baptême ?
» Tout être humain non encore baptisé, et lui seul, est capable de recevoir le Baptême » (CIC, can. 864; CCEO, can. 679).
Le Baptême des adultes
Depuis les origines de l’Église, le Baptême des adultes est la situation la plus courante là où l’annonce de l’Évangile est encore récente. Le catéchuménat (préparation au Baptême) tient alors une place importante. Initiation à la foi et à la vie chrétienne, il doit disposer à l’accueil du don de Dieu dans le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie.
Le catéchuménat, ou formation des catéchumènes, a pour but de permettre à ces derniers, en réponse à l’initiative divine et en union avec une communauté ecclésiale, de mener leur conversion et leur foi à maturité. Il s’agit d’une » formation à la vie chrétienne intégrale… par laquelle les disciples sont unis au Christ leur Maître. Les catéchumènes doivent donc être initiés … aux mystères du salut et à la pratique d’une vie évangélique, et introduits, par des rites sacrés, célébrés à des époques successives, dans la vie de la foi, de la liturgie et de la charité du Peuple de Dieu » (AG 14 ; cf. OICA 19 et 98).
Les catéchumènes » sont déjà unis à l’Église, ils sont déjà de la maison du Christ, et il n’est pas rare qu’ils mènent une vie de foi, espérance et charité » (AG 14). » La Mère Église les enveloppe déjà comme siens dans son amour en prenant soin d’eux » (LG 14 ; cf. CIC, can. 206; 788, § 3).
Le Baptême des enfants
Naissant avec une nature humaine déchue et entachée par le péché originel, les enfants eux aussi ont besoin de la nouvelle naissance dans le Baptême (cf. DS 1514) afin d’être libérés du pouvoir des ténèbres et d’être transférés dans le domaine de la liberté des enfants de Dieu (cf. Col 1, 12-14), à laquelle tous les hommes sont appelés. La pure gratuité de la grâce du salut est particulièrement manifeste dans le Baptême des enfants. L’Église et les parents priveraient dès lors l’enfant de la grâce inestimable de devenir enfant de Dieu s’ils ne lui conféraient le Baptême peu après la naissance (cf. CIC, can. 867; CCEO, can. 681 ; 686, 1).
Les parents chrétiens reconnaîtront que cette pratique correspond aussi à leur rôle de nourricier de la vie que Dieu leur a confiés (cf. LG 11 ; 41 ; GS 48 ; CIC, can. 868).
La pratique de baptiser les petits enfants est une tradition immémoriale de l’Église. Elleestattestée explicitement depuis le deuxième siècle. Il est cependant bien possible que, dès le début de la prédication apostolique, lorsque des » maisons » entières ont reçu le Baptême (cf. Ac 16, 15. 33 ; 18, 8 ; 1 Co 1, 16), on ait aussi baptisé les enfants (cf. CDF, instr. » Pastoralis actio « ).
Foi et Baptême
Le Baptême est le sacrement de la foi (cf. Mc 16, 16). Mais la foi a besoin de la communauté des croyants. Ce n’est que dans la foi de l’Église que chacun des fidèles peut croire. La foi qui est requise pour le Baptême n’est pas une foi parfaite et mûre, mais un début qui est appelé à se développer. Au catéchumène ou à son parrain on demande : » Que demandez-vous à l’Église de Dieu ? » Et il répond : » La foi ! « .
Chez tous les baptisés, enfants ou adultes, la foi doit croître après le Baptême. C’est pour cela que l’Église célèbre chaque année, dans la nuit pascale, le renouvellement des promesses du Baptême. La préparation au Baptême ne mène qu’au seuil de la vie nouvelle. Le Baptême est la source de la vie nouvelle dans le Christ de laquelle jaillit toute la vie chrétienne.
Pour que la grâce baptismale puisse se déployer, l’aide des parents est importante. C’est là aussi le rôle du parrain ou de la marraine, qui doivent être des croyants solides, capables et prêts à aider le nouveau baptisé, enfant ou adulte, sur son chemin dans la vie chrétienne (cf. CIC, can. 872-874). Leur tâche est une véritable fonction ecclésiale ( » officium » ; cf. SC 67) Toute la communauté ecclésiale porte une part de responsabilité dans le déploiement et la garde de la grâce reçue au Baptême.
Qui peut baptiser ?
Sont ministres ordinaires du Baptême l’évêque et le prêtre, et, dans l’Église latine, aussi le diacre (cf. CIC, can. 861, § 1; CCEO, can. 677, § 1). En cas de nécessité, toute personne, même non baptisée, ayant l’intention requise, peut baptiser, en appliquant la formule baptismale trinitaire (cf. CIC 861, § 2). L’intention requise, c’est de vouloir faire ce que fait l’Église en baptisant. L’Église voit la raison de cette possibilité dans la volonté salvifique universelle de Dieu (cf. 1 Tm 2, 4) et dans la nécessité du Baptême pour le salut (cf. Mc 16, 16) (cf. DS 1315 ; 646 ; CIC, can. 861, § 2).
Nécessité du Baptême
Le Seigneur lui-même affirme que le Baptême est nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5). Aussi a-t-il commandé à ses disciples d’annoncer l’Évangile et de baptiser toutes les nations (cf. Mt 28, 20) (cf. DS 1618 ; LG 14 ; AG 5). Le Baptême est nécessaire au salut pour ceux auxquels l’Évangile a été annoncé et qui ont eu la possibilité de demander ce sacrement (cf. Mc 16, 16). L’Église ne connaît pas d’autre moyen que le baptême pour assurer l’entrée dans la béatitude éternelle ; c’est pourquoi elle se garde de négliger la mission qu’elle a reçu du Seigneur de faire » renaître de l’eau et de l’Esprit » tous ceux qui peuvent être baptisés. Dieu a lié le salut au sacrement du Baptême, mais il n’est pas lui-même lié à ses sacrements.
Depuis toujours, l’Église garde la ferme conviction que ceux qui subissent la mort en raison de la foi, sans avoir reçu le Baptême, sont baptisés par leur mort pour et avec le Christ. Ce Baptême du sang, comme le désir du Baptême, porte les fruits du Baptême, sans être sacrement.
Pour les catéchumènes qui meurent avant leur Baptême, leur désir explicite de le recevoir uni à la repentance de leurs péchés et à la charité, leur assure le salut qu’ils n’ont pas pu recevoir par le sacrement.
» Puisque le Christ est mort pour tous, et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé(s) au mystère pascal » (GS 22 ; cf. LG 16 ; AG 7). Tout homme qui, ignorant l’Évangile du Christ et son Église, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu’il la connaît, peut être sauvé. On peut supposer que de telles personnes auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité.
Quant aux enfants morts sans Baptême, l’Église ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés (cf. 1 Tm 2, 4), et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire : » Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas » (Mc 10, 14), nous permettent d’espérer qu’il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême. D’autant plus pressant est aussi l’appel de l’Église à ne pas empêcher les petits enfants de venir au Christ par le don du saint Baptême.
Grâce du Baptême
Les différents effets du Baptême sont signifiés par les éléments sensibles du rite sacramentel. La plongée dans l’eau fait appel aux symbolismes de la mort et de la purification, mais aussi de la régénération et du renouvellement. Les deux effets principaux sont donc la purification des péchés et la nouvelle naissance dans l’Esprit Saint (cf. Ac 2, 38 ; Jn 3, 5).
Pour la rémission des péchés …
Par le Baptême, tous les péchés sont remis, le péché originel et tous les péchés personnels ainsi que toutes les peines du péché (cf. DS 1316). En effet, en ceux qui ont été régénérés il ne demeure rien qui les empêcherait d’entrer dans le Royaume de Dieu, ni le péché d’Adam, ni le péché personnel, ni les suites du péché, dont la plus grave est la séparation de Dieu.
Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, tels les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, etc., ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence, ou, métaphoriquement, » le foyer du péché » (fomes peccati) : » Laissée pour nos combats, la concupiscence n’est pas capable de nuire à ceux qui, n’y consentant pas, résistent avec courage par la grâce du Christ. Bien plus, ‘celui qui aura combattu selon les règles sera couronné’ (2 Tm 2, 5) » (Cc. Trente : DS 1515).
» Une créature nouvelle «
Le Baptême ne purifie pas seulement de tous les péchés, il fait aussi du néophyte » une création nouvelle » (2 Co 5, 17), un fils adoptif de Dieu (cf. Ga 4, 5-7) qui est devenu » participant de la nature divine » (2 P 1, 4), membre du Christ (cf. 1 Co 6, 15 ; 12, 27) et cohéritier avec Lui (Rm 8, 17), temple de l’Esprit Saint (cf. 1 Co 6, 19).
La Très Sainte Trinité donne au baptisé la grâce sanctifiante, la grâce de la justification qui
– le rend capable de croire en Dieu, d’espérer en Lui et de L’aimer par les vertus théologales ;
– lui donne de pouvoir vivre et agir sous la motion de l’Esprit Saint par les dons du Saint-Esprit ;
– lui permet de croître dans le bien par les vertus morales.
Ainsi, tout l’organisme de la vie surnaturelle du chrétien a sa racine dans le saint Baptême.